| Lieu | Morges, VD |
|---|---|
| Maître de l'ouvrage | Etat de Vaud |
| Concours | 1er prix |
| Concours description | Concours ouvert à deux degrés |
| Année du concours | 1996 |
| Date réalisation | 1996 — 2003 |
| Bureau associé | Tekhne Management SA |
| SBPu | 31'000 m2 |
Le centre scolaire de Marcelin est situé sur un plateau dominant la ville de Morges. Par son histoire et par sa configuration ce site est indissociable de l’activité « école d’agriculture ». En effet, les bâtiments qui le composent et les différentes natures « alimentaire et culturelle » qui l’entourent en sont les témoignages vivants.
Le programme de cette réalisation comprend un centre d’enseignement professionnel d’environ 40 classes, un gymnase d’une capacité équivalente, des activités communes à ces deux écoles, une salle de gymnastique triple et une salle double polyvalente. Ce regroupement de trois écoles (agriculture, centre professionnel et gymnase) en un lieu permet d’offrir d’une part la possibilité aux élèves de différentes formations de se rencontrer et d’autre part, de mettre en place un outil de travail souple à même d’absorber les variations d’effectif et d’orientation scolaire.
Le parti architectural tient plus de la restauration urbaine que de l’architecture. En effet, le projet ne se veut pas spectaculaire, il tente au contraire d’intégrer dans une composition cohérente les bâtiments existants ainsi que les différentes natures en présence renforçant ainsi la richesse de la complexité existante. Cette démarche propose une architecture plus intuitive que rationnelle.
Les nouveaux bâtiments s’articulent autour d’un espace construit qui réunit le gymnase et le centre professionnel, concentrant dans son épaisseur les activités communes. La géométrie simple des deux volumes émergents signe la nouvelle école.
Chacun des bâtiments est distingué par une matérialisation correspondant à sa situation. Le centre professionnel, placé en rupture de pente propose une architecture murale où les découpes volumétriques, outre qu’elles rendent compte des dégagements intérieurs, renforcent la massivité et la plasticité du volume.
Le gymnase, posé sur l’horizontale du plateau, exprime au contraire à travers la transparence de ces strates, la continuité entre bâti et nature.



