| Lieu | Neuchâtel, NE |
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| Maître de l'ouvrage | Particulier |
| Date réalisation | 2008 — 2010 |
| SBPu | 640 m2 |
A l’ouest du château de Neuchâtel, un des plus beaux quartiers de la ville datant du 19e offre un caractère enchanteur. Il s’exprime par un étagement de jardins en terrasses aux arbres centenaires sur lequel s’inscrivent des immeubles résidentiels. La parcelle à disposition était une anomalie. Cette ancienne carrière ayant permis la construction de la voûte du Seyon lors du détournement de celui-ci s’affichait en rupture avec le tissu environnant.
De forme triangulaire, placée entre deux rues, celle-ci était contenue par deux murs de soutènement perpendiculaires d’une hauteur de 10 mètres au point le plus haut. Au vu de cette configuration délicate d’un point de vue historique et topographique, l’enjeu de ce projet de deux appartements résidentiels consiste à combler l’anomalie du « trou ». Il se traduit par un bâtiment de deux niveaux sur un socle qui par sa volumétrie s’inscrit dans les échelles des murs de soutènement existants et entre en résonance avec eux. Ce dispositif permet de redéfinir l’espace public, et plus particulièrement la rue des Trois-Portes en aval, sans entrer en concurrence avec les immeubles alentour. Le bâtiment est hybride, il est à la fois bâtiment et aménagement extérieur.
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La composition volumétrique s’organise autour d’un patio généreux s’appuyant au nord contre le rocher. Sa présence permet d’organiser les circulations intérieures des appartements, d’apporter de la lumière naturelle et d’offrir un espace introverti contrastant avec le dégagement sur le lac et les Alpes.
Le traitement des façades crépies de couleur “sable” appuie l’appartenance du bâtiment aux murs de soutènement en pierre d’Hauterive (calcaire jaune). Pour garantir une image unitaire à l’intervention, la distinction de matérialisation entre l’habitation et le socle est ténue, elle ne tient qu’à la nature du crépis : griffé et fin pour la partie supérieure, giclé et plus grossier pour la partie inférieure.


